
L’idéalisation d’une réalité, d’une vie, d’une personne.
En psychanalyse, l’idéalisation est un mécanisme de défense qui consiste à remplacer ce qui fait souffrir par une croyance déformée, facile à contrôler. L’homme utilise régulièrement son mental imaginatif afin de projeter un désir futur. Bien utilisé, il peut être très puissant et provoquer un réel changement positif. Cependant, notre mental a souvent tendance à trop idéaliser les choses et à les rendre néfastes.
Une croyance bien commune étant, je pense, l’une des plus néfastes : l’idéalisation de la vie d’autrui. « Il semble avoir une vie plus facile, il a tout pour être heureux, il est plus riche » (ce qui, en passant, n’apporte pas le réel bonheur). En idéalisant la vie d’une personne, nous effectuons des suppositions qui ne sont fondées sur rien. On suppose que leur vie est plus « facile » que la nôtre ! Croyance qui est COMPLÈTEMENT FAUSSE. En agissant ainsi, vous vous mettez en situation de victimisation.
Prenez deux petites minutes et pensez aux personnes dans votre entourage qui se plaignent régulièrement ou trouvent toujours des excuses pour ne pas agir. Sont-elles vraiment heureuses ?… je ne pense pas.
L’être humain a souvent tendance à fuir la vérité en se disant victime de la vie, car en sortant de cette zone de confort, cela peut ressortir des sentiments qu’il ne veut pas voir. Cependant, la réalité est simple : en ne passant pas à l’action, vous n’obtiendrez pas de gros changements. En cessant d’idéaliser la vie d’autres personnes, nous supprimons l’effet de victimisation et devenons le maître de notre propre vie. Personne ne peut réaliser vos rêves à votre place, alors optons plutôt pour l’action que la parole…
Léa Viret
